Burkina: mystère autour du décès de 11 personnes en garde à vue

Photo/Illustration/ Le Procureure Maiza Sérémé Maiza lance une enquête après la mort de 11 gardées à vue de l'UAD

Des interrogations demeurent après le décès brutal en une nuit de onze personnes gardées à vue à l’unité antidrogue de Ouagadougou au Burkina Faso.

Le mystère demeure au Burkina après la mort dimanche soir de 11 prévenus dans les locaux de l’Unité antidrogue Ouagadougou (UAD), la capitale de ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Une «enquête vient d’être ouverte» par les services de la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé Maiza pour comprendre ce drame.

«Des médecins légistes ont été requis» pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a souligné Madame Maiza.

Le décès de ces prévenus relance le problème des conditions de détention dans les géôles de l’UAD déjà pointée du doigt par la société civile qui a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Comme beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest confrontés au trafic de drogue, le Burkina Faso, reste l’une des plaques tournantes de ce phénomène.

La drogue qui arrive au Burkina Faso en provenance des ports d’Afrique de l’Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire est ensuite acheminée vers l’Europe.

En juin dernier, les autorités ont incinéré 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l’année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Magazine24 & AFP


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