Cameroun : Les forces de sécurité accusées de violences

Photo/Illustration/Les forces de sécurité au Cameroun, accusées de violences et divers abus par un rapport de Human Right Watch

Dans un rapport publié lundi, l’Ong Human Right Watch (HRW) accuse les forces de sécurité Camerounaises d’avoir commis plusieurs exactions depuis la mi juin dernier.

Dans son rapport, l’Ong accuse ces forces d’avoir tué des civils et violé une femme, invitant les autorités de Yaoundé à ouvrir une enquête sur ces crimes et de traduire en justice leurs auteurs.

Selon HRW, les forces de sécurité camerounaises ont tué au moins quatre civils et ont violé une femme depuis la mi-juin 2019 au cours d’opérations de sécurité dans la région du Nord-Ouest. Les personnes tuées incluent un homme âgé en situation de handicap physique et un jeune homme avec un handicap mental.

« Ces récents crimes s’ajoutent à une longue liste d’abus commis par les forces de sécurité camerounaises », a indiqué Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Au lieu de veiller à ce que la justice soit rendue, les autorités camerounaises nient que leurs forces tuent et violent des personnes. Il est donc essentiel de leur rappeler que le monde les observe. »

Human Rights Watch dit avoir interrogé des témoins, des membres des familles des victimes, des travailleurs médicaux et d’autres habitants sur ces allégations.

L’Ong dit s’être vu refuser les visa d’entrée au Cameroun depuis que sa chercheuse a été interdite de séjour sur le territoire, sans explication, le 12 avril.

Au cours des trois dernières années, les régions anglophones du Cameroun sont empêtrées dans un cycle de violences meurtrières qui ont fait 2 000 morts et poussé près d’un demi-million de personnes à fuir leurs maisons.

D’après l’organisation de défense des droits humains, des meurtres illégaux et le recours à une force excessive par les forces de sécurité au cours des opérations de sécurité sont courants depuis le début de la crise.

Human Rights Watch dit aussi avoir documenté d’importants incendies de villages par des membres des forces de sécurité entre 2017 et 2019 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi que des meurtres de civils et des violences sexuelles.

Magazine24 & HRW


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*