Mozambique : la loi contre le mariage des enfants sur la table du président

Photo.Illustration. La loi contre le mariage des filles mineures adoptée par le Parlement du Mozambique

Le Parlement Mozambicain a adopté récemment une loi interdisant le mariage des enfants faisant un pas important pour mettre fin à cette pratique.

La loi adoptée à l’unanimité par les parlementaires et interdit le mariage des enfants de moins de 18 ans, sans exception, attend d’être promulguée par le président avant son entrée en vigueur.

En adoptant cette loi, l’Assemblée nationale du Mozambique a reconnu l’obligation internationale du pays de défendre les droits des filles. Avec la signature par le président de ladite loi, les enfants du Mozambique auront enfin un cadre institutionnel pour les protéger.

Le Mozambique a l’un des taux de mariages d’enfants les plus élevés au monde. Près de la moitié des filles se marient avant 18 ans et une sur dix avant leur quinzième anniversaire, d’après certaines Ong.

Le mariage des enfants pousse souvent les filles à quitter l’école et les condamne à la pauvreté. Cela les rend vulnérables aux abus physiques et sexuels et aux grossesses précoces, qui peuvent causer des dommages durables et même conduire certaines à la mort.

Une fois approuvée par le Président du Mozambique, Filipe Nyusi, les autorités gouvernementales devraient sensibiliser les communautés et la loi appliquée.

En 2016, le Mozambique a lancé une stratégie nationale de prévention et de lutte contre le mariage des enfants mais son impact sur le terrain reste relatif.

Comme l’ont reconnu les parlementaires lors du débat précédant l’adoption de ladite la loi, le maintien des filles à l’école est essentiel pour prévenir le mariage des enfants. Car pour nombre d’observateurs avertis, les autorités gouvernementales devraient également examiner les efforts visant à accroître la rétention scolaire des filles dans le cadre de leur stratégie visant à mettre fin au mariage des enfants.

Le gouvernement a déjà pris quelques mesures importantes à cet égard. En décembre 2018, le Mozambique a abrogé un décret discriminatoire de 2003 qui obligeait les filles enceintes à suivre des cours du soir. Mais les responsables de l’éducation gagneraient à surveiller les écoles pour s’assurer que les filles enceintes vont à l’école pendant la journée.

Magazine24 & hrw


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