Plus de 35 morts dans des manifestations au sud de l’Ethiopie

Photo.Illustration. Plus de 35 morts lors de manifestations de membres de l'ethnie Sidama au Sud de l'Ethiopie

Les affrontements ces derniers jours entre soldats et manifestants membres de l’ethnie Sidama qui réclament la création de leur propre région ont fait plus de 35 morts dans le sud de l’Ethiopie.

Ce bilan a été établit par Yigezuh Adamu, un habitant de Yirgalem qui vit actuellement à Hawassa. Un précédent bilan de sources hospitalières lundi faisait état d’au moins dix huit personnes tuées par balle à Hawassa, la capitale régionale.

Il précise que les violences avaient également poussé “Des centaines de personnes à fuir leurs maisons après des actes de vandalisme enregistrés.
 
La région est le théâtre depuis jeudi de manifestations que tentent de contenir les forces de sécurité, mais qui se sont poursuivies durant le week-end et lundi matin dans d’autres villes du Sud de l’Ethiopie.

Un responsable d’un hôpital de Woreta Rassa, à une trentaine de kilomètres d’Hawassa, a affirmé lundi que 12 personnes avaient été tuées par balles en fin de semaine dernière et 19 autres ont été blessées.

“Les victimes combattaient les militaires”, déployés dans le région a précisé la source sous couvert d’anonymat.

A Yirgalem, à environ 40 km au sud d’Hawassa, deux des dix personnes qui avaient été admises à l’hôpital sont aussi mortes. D’après le directeur de l’établissement, Gudura Funte, l’une des victimes, un homme, “touché par balle lundi, est décédé plus tard. D’autres blessés étaient arrivés vendredi, samedi et dimanche”.

Le bilan donné lundi de sources hospitalières est contesté par des militants Sidama qui font état de plus de 60 personnes tuées.

Au moins 150 personnes ont été arrêtées en liaison avec les violences déclenchées à la suite du désir des membres de l’ethnie Sidama de créer leur propre région autonome. Depuis des années, ces derniers tentent de quitter la Région des Nations, nationalités et peuples du Sud (SNNP).

L’Ethiopie est divisée en neuf régions semi-autonomes dessinées sur les bases d’un fédéralisme ethnique et sa Constitution exige que le gouvernement organise un référendum pour tout groupe ethnique souhaitant former une nouvelle entité dans l’année qui suit sa demande.

Magazine24, addisstandard & AFP


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