Le Canada et la Nouvelle-Zélande, exposés à la bulle immobilière

Photo. Illustration. D'après Bloomberg Economics, le Canada occupe le peloton des pays où les prix de l'immobilier pourraient être incontrôlés

Le Canada et la Nouvelle-Zélande, pourraient faire face à une hyper inflation des prix des loyers à en croire étude de Bloomberg Economics publiée ce mois et d’après laquelle les prix des logements au Canada pourraient augmenter plus rapidement que le revenu.

Selon cette enquête, le Canada et la Nouvelle-Zélande, occupent la tête du peloton des pays les plus exposés à la bulle immobilière c’est à dire à une hyper inflation non maîtrisée.

L’étude révèle par exemple que le Canada est le seul pays à se classer parmi les premiers dans les quatre catégories d’indicateurs de la bulle : Ratio du prix des logements, ratio du prix des logements par rapport au revenu, prix réels des logements et crédit aux ménages en pourcentage du PIB.

D’après Visual Capitalist, qui a représenté les données sous forme graphique, les retombées de cette hyper inflation pourraient “nuire à toute l’économie d’une région”.

Le Canada s’est classé au troisième rang, après le Portugal et l’Irlande, des pays où les prix des logements ont dépassé l’inflation, et au cinquième rang de ceux dont le niveau d’endettement des ménages est comparatif à la production économique du pays.

Les autorités canadiennes ont déjà mis en œuvre un certain nombre de mesures ces dernières années pour tenter de maîtriser les marchés les plus dynamiques du Canada, effectué des tests dans ce sens et instauré une taxe pour les acheteurs étrangers.

Mais la location, par exemple, demeure difficile pour les travailleurs au salaire minimum au Canada, selon une étude distincte du Centre canadien de politiques alternatives. Selon cette étude, la hausse vertigineuse des loyers rend 97 % des quartiers canadiens inabordables pour les travailleurs qui gagnent un salaire minimum à temps plein.

Pendant ce temps, des marchés comme celui de Toronto ont vu les ventes de maisons et les prix augmenter à nouveau ce mois.

Pour Niraj Shah, économiste à de Bloomberg, les efforts visant à éviter un ralentissement économique mondial en assouplissant la politique monétaire pourraient “semer les graines de la prochaine crise immobilière”.

Magazine24 & ctvnews


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