Zimbabwe : une manifestation de l’opposition violemment dispersée


La police Zimbabwéenne a violemment dispersé vendredi une manifestation de partisans de l’opposition dans la capitale Harare.

La police zimbabwéenne a utilisé des gaz lacrymogènes et procédé à de nombreuses arrestations lors d’une manifestation antigouvernementale dans la capitale, Harare.

Sept personnes ont été blessées, dont une dans un état critique, et 80 personnes ont été arrêtées, a déclaré Nelson Chamisa, leader du parti d’opposition du Mouvement pour le changement démocratique qui a organisé les manifestations.

“Nous poursuivons nos manifestations jusqu’à la mise en place un gouvernement populaire “, a déclaré Chamisa lors d’une conférence de presse.

Des groupes de défense des droits humains ont dénoncé un usage excessif de la force par la police. Ces accusations ont toutefois été rejetées par la police qui nie avoir commis des abus.

“Nous n’empiétons pas sur les droits des personnes”, a déclaré le porte-parole de la police, Paul Nyathi, à la télévision d’Etat. “Les gens devraient se livrer à des activités licites et ne devraient pas être dans des endroits où ils ne sont pas censés être.”

Les violences ont éclaté lorsque des centaines de manifestants se sont rassemblés à Africa Unity Square, dans le centre de Harare, malgré l’interdiction par la police de la manifestation, qui avait été confirmée par la Haute Cour du Zimbabwe.

Des groupes de jeunes manifestants rassemblés  dans le centre-ville, scandaient des slogans hostiles au gouvernement.

La manifestation organisée par le principal parti de l’opposition avait pour but de faire pression sur le président Emmerson Mnangagwa afin qu’il mette en place une autorité de transition chargée de résoudre les problèmes économiques et d’organiser des élections crédibles.

Le Zimbabwe fait face à une grave crise économique marquée par une inflation de 175%, des coupures d’électricité pouvant durer jusqu’à 19 heures par jour et des pénuries d’eau.

Après l’espoir suscité par la démission forcée de l’ex président Robert Mugabe en novembre 2017, le ressentiment et la peur généralisés seraient de retour dans le pays, selon l’opposition et la population.

Magazine24 & APNews


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