Soudan : Signature de l’accord pour le partage du pouvoir

Le mouvement pour la démocratie soudanaise et le Conseil militaire de transition (CMT) ont signé samedi à Khartoum un accord de partage du pouvoir qui ouvre la voie à une transition vers un gouvernement dirigé par des civils après la destitution en avril du président Omar al-Bashir par l’armée.

Cette signature est résultat de plusieurs semaines de négociations entre l’armée et les responsables de la contestation, les deux parties ayant paraphé auparavant un document constitutionnel suite à des pressions internationales faisant craindre le risque de guerre civile.

L’Éthiopie et l’Union africaine ont co-dirigé les efforts de médiation entre l’armée et les manifestants.

La cérémonie de signature à eu lieu en présence de nombreux dirigeants régionaux dont le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed et représentants internationaux.

Les Soudanais ont célébré à Khartoum et ailleurs dans le pays, cet accord qui devrait permettre au Soudan de retrouver la stabilité politique, économique et sociale après plusieurs mois de contestation marqués par la mort de nombreux manifestants.

Pour le chef de la contestation, Mohammed Naji al-Asam, c’est une « nouvelle page » de l’histoire du Soudan qui s’ouvre après trois décennies de « répression et de corruption ».

Pour lui, la priorité des futures autorités de transition est la recherche d’une « paix juste et globale » avec les rebelles au Soudan.

Pour l’ancien Premier ministre Sadiq al-Mahdi, chef du parti d’opposition Umma, cet accord est un « premier pas » dans le changement démocratique jusqu’à la tenue d’élections « équitables ».

L’accord de partage du pouvoir crée un conseil souverain composé de militaires et civils qui gouvernera pendant un peu plus de trois ans, jusqu’à la tenue d’élections.

Un chef militaire dirigera le conseil composé de 11 membres pendant les 21 premiers mois, suivi d’un chef civil les 18 prochains mois restants.

L’accord a été critiqué par le Front révolutionnaire soudanais, une alliance des plus grands groupes rebelles au Darfour qui souligne que l’accord ne comprend pas les « principes de base » pour parvenir à la paix au Soudan.

Un projet d’accord de paix entre le futur gouvernement de transition et les rebelles est prévu d’ici six mois.

Des consultations ont commencé entre les chefs rebelles et d’autres leaders de la manifestation sur certains points de discorde.

Magazine24 & APNews

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *