Riek Machar à Juba lundi pour sauver l’accord de paix 2018

(FILES) -- A combination of file pictures made on February 1, 2014 shows South Sudan President Salva Kiir (L) on June 2, 2014 in Juba and leader of South Sudan's largest rebel group and former vice-president Riek Machar (R) on May 9, 2014 in Addis Ababa. South Sudan's President Salva Kiir and arch-rival Riek Machar, his sacked vice-president, are due to meet at talks on August 17, 2015, amid the threat of international sanctions should they fail to strike a deal after having spent the past 20 months locked in combat. Civil war erupted in South Sudan in December 2013 after Kiir accused troops loyal to Machar of staging a failed coup. AFP PHOTO / SAMIR BOL / ZACHARIAS ABUBEKER

De sources gouvernementales et de l’opposition, le chef rebelle sud soudanais est attendu ce lundi à Juba, la capitale sud soudanaise pour donner une chance à l’accord de paix signé en 2018.

Pour le porte-parole du gouvernment, Michael Makuei, cette rencontre est surtout l’occasion pour le chef rebelle de “s’asseoir avec le président Salva Kiir afin de parler de tous les problèmes de l’accord de paix et des dispositions à prendre à l’avenir,”.

Les deux hommes ne s’étaient plus vus depuis une rencontre au Vatican an avril dernier.

Quelles chances pour l’accord de paix signé en septembre 2018 entre gouvernement et rebelles ?

Censé mettre fin à près de six ans d’un conflit particulièrement sanglant, cet accord n’a jamais été appliqué entièrement. Il a néanmoins permis de réduire les combats.

La guerre civile au Soudan du Sud a débuté en décembre 2013 lorsque le président Salva Kiir, un Dinka, a accusé Riek Machar, son ancien vice-président et membre de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’état.

En près de six ans de conflit marqué par des atrocités et le recours au viol comme arme de guerre, plus de 380.000 personnes ont été tuées selon une étude récente, et plus de quatre millions de Sud-Soudanais, soit près d’un tiers de la population, ont dû fuir leurs foyers.

L’accord de paix conclu en septembre 2018 prévoyait la formation d’un gouvernement transitoire d’union nationale au plus tard le 12 mai. Mais, pouvoir et rebelles, ne sont pas parvenus à s’entendre et cet objectif a été repoussé à novembre, pour permettre de procéder au cantonnement des combattants des deux camps et à leur intégration dans une armée unifiée.

Pour rappel, Riek Machar est en exil depuis 2016 après avoir fui Juba les tirs de l’armée de M. Kiir à la suite de l’échec d’un précédent accord de paix.

Magazine24


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