Angola : création d’un Observatoire national des migrations


Les autorités angolaises annoncent la création prochaine d’un Observatoire national des migrations (OMN), une plateforme multisectorielle pour mieux contrôler et résoudre les problèmes brûlants des réfugiés basés dans le pays.

L’annonce a été faite par Pedro Neto, commissaire chargé des migrations en marge de la conférence sur la politique des migrations et des réfugiés en Angola le 2 octobre dernier à Luanda.

Pedro Neto précise que le projet attend d’être validé par l’exécutif pour sa mise en œuvre.

D’après M. Neto, l’Angola dispose de deux catégories d’étrangers notamment les réfugiés et les demandeurs d’asile estimés à plus de 50.000 personnes enregistrées, la plupart originaires de pays africains.

Pedro Neto a expliqué que l’Observatoire national des migrations permettra de considérer le phénomène migratoire d’une part comme relevant de la responsabilité de l’Etat, du Service de l’émigration et des étrangers (SME) ou du Ministère de l’intérieur.

Et d’autre part, de toute la société civile, afin que la question des réfugiés puisse être examinée plus en profondeur.

L’Angola, membre de la Convention internationale sur les réfugiés et de l’Union africaine, a des obligations et des engagements envers ceux qui partent involontairement, que ce soit pour des raisons culturelles, ethniques ou raciales et qui ne bénéficient pas d’une protection internationale, fait savoir Pedro Neto.

A ce jour, l’Angola accueille plus de 50 000 réfugiés de 22 pays africains, dont 20 000 ont demandé l’asile et 7 000 non permanents.

Expliquant la gestion des réfugiés échappe au contrôle des autorités migratoires, Musenguele Kopel, coordinateur des réfugiés a dénoncé l’entrée illégale dans le pays de milliers d’étrangers, principalement en provenance de la RDC.

M. Kopel s’est plaint d’abus présumés de la part des forces de police lors de la détention d’étrangers sans vérifier la légalité des documents présentés.

Il s’est dit préoccupé par le grand nombre de réfugiés vivant dans le district de Gika à Viana qui ont contracté la tuberculose et ont besoin d’une assistance médicale.

Il a par ailleurs indiqué que certains citoyens du Rwanda, de la Sierra Leone et du Libéria sont en situation irrégulière en raison de leur statut de réfugié qui expire en vertu de la nouvelle loi sur les réfugiés.

Musenguele Kopel qui en outre relaté que les autorités angolaises n’avaient pas donné de suite aux demandes d’asile depuis quatre ans, a exhorté l’exécutif à accélérer le processus d’identification des réfugiés pour ceux qui ont droit au statut.

©Magazine24


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