Mozambique : l’opposition veut de nouvelles élections

Quel avenir pour le Mozambique après les élections générales de dimanche dernier car l’opposition exige la tenue de nouvelles élections.

Nombre d’observateurs avaient indiqué que les élections générales de la semaine dernière avaient valeur de test pour l’accord de paix signé en août dernier entre les autorités de Maputo et l’ex rébellion de la Renamo.

Samedi, l’opposition avec en tête la Renamo devenue le principal parti d’opposition a appelé à l’annulation des élections générales du 15 octobre.

Les opposants et la société civile accusent le gouvernement d’avoir violé un accord de paix en recourant à la violence et à des actes d’intimidation le jour du scrutin.

Selon les premières tendances issues du décompte effectué par la Commission électorale (CNE), le président sortant et le parti au pouvoir seraient largement en tête.

Dans un communiqué accuse « Le Front de libération du Mozambique (Frelimo, au pouvoir) (…) d’avoir violé l’accord de cessation des hostilités qui précise qu’il ne faut pas commettre d’actes de violence et d’intimidation dans la poursuite d’objectifs politiques ».

D’après la Renamo, certains de ses délégués ont été arrêtés après avoir surpris des organisateurs du scrutin en train de distribuer plus d’un bulletin de vote pour le Frelimo aux électeurs.

Pour rappel, l’accord de paix conclu en août entre le parti au pouvoir et la Renamo, l’ex-rébellion active pendant la guerre civile (1975-1992) a pour but mettre un point final à leurs affrontements, récurrents depuis plus de quarante ans.

Cet objectif n’a pas été atteint globalement en raison notamment des incidents signalés durant la campagne électorale qui ont ravivé les tensions entre les deux camps.

©Magazine24

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