En Tanzanie, la liberté d’expression menacée (ONG)

Dans deux rapprts quasi distincts, Human Rights Watch et Amnesty International accusent les autorités de Dar Es Salam de restreindre de plus en plus la liberté d’expression dans le pays.

D’après les deux organisations de défense des droits humains, les nouvelles lois adoptées depuis l’arrivée au pouvoir du président John Magufuli en 2015 ont conduit à la répression des journalistes et l’espace des médias, des organisations non gouvernementales et des groupes d’opposition.

Ces lois aux dires des Ong, ont conduit à l’arrestation d’au moins une douzaine de journalistes et à la fermeture, la suspension ou à l’imposition des amendes à plus de dix journaux et stations de radio pour soit publication de fausses nouvelles ou sédition.

Selon Roland Ebole, chercheur à Amnesty International Tanzanie,  » le président Magufuli qui totalisera quatre ans de pouvoir le mois prochain, doit réfléchir sérieusement au bilan de son gouvernement en matière de respect des droits humains dans le pays ».

M. Ebole s’est exprimé en marge d’une manifestation à Nairobi, capitale du Kenya.

D’après le chercheur, « le gouvernement tanzanien doit abroger toutes les lois oppressives utilisées pour réprimer la dissidence et mettre fin d’urgence aux violations des droits de l’homme et aux abus « .

Les deux organisations ont exhorté le gouvernement tanzanien à abandonner immédiatement et sans condition toutes les charges retenues contre les journalistes et les opposants arrêtés « pour avoir simplement exercé leur droit à la liberté d’expression et d’association ».

C’est le cas d’Eric Kabendera, un journaliste d’investigation qui a écrit pour de nombreux médias internationaux, dont le journal britannique Guardian, qui est accusé de blanchiment d’argent, d’évasion fiscale et de diriger une organisation criminelle.

L’autre fait majeur c’est la disparition depuis novembre 2017, du journaliste Azory Gwanda. Il enquêtait sur une série de meurtres et de disparitions dans le district côtier de Kibiti.

Malgré les pressions exercées par les groupes de défense des droits humains, l’enquête sur sa disparition n’a pas progressé.

©Magazine24 & BBC Africa

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