Démission du Premier ministre Libanais

Le premier ministre Libanais, Saad Hariri a annoncé qu’il démissionne à la suite des manifestations antigouvernementales déclenchées il y a plus d’une semaine.

Le Premier ministre libanais a démissionné mardi comme exiger par les manifestants après les accrochages survenus entre partisans du Hezbollah et les protestataires à Beyrouth.

Le Premier ministre Saad Hariri avait annoncé sa démission pour tenter de résoudre la crise.

Les manifestations antigouvernementales ont pris un tournant décisif, lorsque les protestataires ont exigé la démission du gouvernement et au renouvellement de la classe politique aux affaires depuis la guerre civile de 1975-1990. Le gouvernement est dominé par des factions alliées au Hezbollah, le groupe armé le plus puissant du pays.

En posant sa démission, Saad Hariri a déclaré « J’ai essayé pendant tout ce temps de trouver une issue, d’écouter la voix de la population et de protéger le pays des dangers économiques et de sécurité ».. »Aujourd’hui, pour être honnête avec vous, je me trouve dans une impasse et il est temps qu’un grand choc se présente pour faire face à la crise. »

Les manifestations ont éclaté à la suite d’un projet d’imposition de taxe sur le service de messagerie WhatsApp, déclenchant la colère des centaines de milliers de personnes.

Restées pacifiques jusque-là, ces rassemblements ponctués de quelques heurts mineurs avec les forces de sécurité, ont pris une autre tournure mardi dernier, lorsque des groupes d’hommes se sont violemment pris aux manifestants qui bloquaient les routes.

Les hommes se sont d’abord présentés comme des habitants mécontents frustrés par la paralysie du pays, puis ont commencé à scander « À votre service, Hussein », un slogan religieux chiite, et « Dieu, Nasrallah et le Dahiyeh tout entier », faisant référence au Hezbollah.

Les soldats et la police anti-émeute se sont d’abord installés pour séparer les groupes mais n’ont pas pu empêcher les partisans du Hezbollah de prendre d’assaut la Place des Martyrs dans le centre de Beyrouth, principal site de
manifestation. Des journalistes qui couvraient les affrontements ont été molestés et leurs matériels de travail confisqués.

On ignore combien de personnes ont été blessées. Des combats ont éclaté par endroits et les forces de sécurité ont pu être battues à coups de matraque.

Les manifestants se sont armés de matraques en bois et de poteaux en métal alors que les partisans du Hezbollah se sont approchés mais ont pris la fuite lorsque les manifestants sont arrivés en grand nombre. Les forces de sécurité ont ensuite tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser, mais seulement après avoir détruit et incendié plusieurs tentes.

Nasrallah avait critiqué les manifestations la semaine dernière, accusant des puissances étrangères de manipulation affirmant que les manifestations exposaient le pays à une guerre civile.

Le Hezbollah est le seul groupe armé au Liban à conserver ses armes depuis la guerre civile de 1975-1900, affirmant qu’il était nécessaire de défendre le pays d’Israël, qui a occupé une partie du sud du Liban de 1982 à 2000.

©Magazine24 & APNews

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *