Angola : prêt de 165 millions de dollars de la BAD

Lors de son accession au pouvoir, Joao Lourenço avait promis relancer l'économie et lutter contre la corruption

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé mardi un prêt de 165 millions de dollars pour financer une partie du programme triennal de soutien à la diversification économique de l’Angola.

Cette enveloppe est destinée à aider les autorités de Luanda à rétablir la stabilité macroéconomique du pays.

Le gouvernement angolais qui a entrepris des réformes dans le cadre du plan national de développement pour la période 2018-2022, a adopté des mesures pour améliorer le développement humain et social afin de rétablir l’équilibre budgétaire après des déficits occasionnés par la chute mondiale des prix du pétrole et des sécheresses répétées.

Le programme vise à promouvoir la production et l’exportation de produits non pétroliers. Il vise aussi à commencer à remplacer les importations par la diversification.

Le plan comporte trois volets principaux : faire progresser l’assainissement budgétaire grâce à une meilleure gestion des finances publiques et à des réformes fiscales ; accélérer la mise en œuvre du programme de diversification ; et améliorer la gouvernance dans la gestion des ressources naturelles et la réforme des entreprises publiques.

Pour Abdoulaye Coulibaly, directeur au département de la gouvernance et de la gestion des finances publiques à la BAD, le prêt contribuera de manière significative au plan de stabilisation du gouvernement et fournira un environnement favorable au secteur privé.

Les réformes initiées doivent également aider à améliorer la transparence des entreprises d’État, accroître la disponibilité des données financières et des données sur la performance des entreprises d’état.

Cela améliorera la gouvernance des entreprises et leur performance en réduisant ainsi le besoin de subventions, a-précisé M. Coulibaly.

En approuvant le prêt, les membres du Conseil d’administration ont appelé à la surveillance le niveau élevé de la dette publique de l’Angola, estimé à environ 90 % du PIB. Ce niveau devrait baisser à environ 60 % d’ici la fin de la période du programme.

La chute brutale des prix du pétrole depuis 2014 a nui à l’économie, et le PIB réel s’est contracté de 0,2 % en 2017 et d’environ 0,7 % en 2018, tandis que les recettes budgétaires ont diminué de plus de 50 % entre 2014 et 2017. La dette publique, essentiellement extérieure, est passée de 40.7 % du PIB en 2014 à environ 80.5 % en 2018, ce qui soulève des inquiétudes quant à sa viabilité.

A ce jour, le Groupe de la Banque a accordé huit prêts à l’Angola estimé à 122,4 milliards de dollars pour développer l’agriculture, le développement rural et l’environnement, la santé et l’éducation, l’eau et l’assainissement.

©Magazine24 avec BAD


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