Bosco Ntaganda prend 30 ans de prison pour des crimes en RDC

Photo. Illustration. Le général Bosco Ntaganda (Centre) aux côtés de ses collègues officiers le 24 janvier 2009 à Rutshuru, à 75 km au nord de Goma, lors d'une opération conjointe visant à éliminer les rebelles hutu rwandais de la Force démocratique pour la libération du Rwanda (FDLR)

Poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour les crimes commis en République démocratique du Congo (RDC), l’ex chef rebelle congolais, Bosco Ntaganda a été condamné à 30 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Bosco Ntaganda, surnommé “Terminator”, a été reconnu coupable de 18 chefs d’accusation, notamment de meurtre, de viol, d’esclavage sexuel et d’utilisation d’enfants soldats.

Sa condamnation est considérée comme la peine la plus longue prononcée par le juges de la CPI pour ces faits.

C’est le juge Robert Fremr qui a annoncé la décision de la Cour après avoir dressé en présence de l’accusé la liste d’atrocités commises par ses hommes dont le viol et l’esclavage sexuel de jeunes enfants.

Le cas d’une victime de viol âgée de 13 ans qui a subi pendant des années plusieurs opérations chirurgicale et qui par peur, a dû abandonner l’école.

Devant la gravité des faits, le juge Fremr a déclaré à l’accusé qu’il n’y avait pas de réelle circonstance atténuante dans son cas, mais que ses crimes, “malgré leur gravité et leur degré de culpabilité”, ne méritaient pas une peine à perpétuité.

Bosco Ntaganda qui a déjà fait appel de sa condamnation est la première personne condamnée pour esclavage sexuel par la CPI et, le quatrième prévenu condamné par la Cour depuis sa création en 2002.

Agé de 46 ans, M. Ntaganda qui est né au Rwanda a été impliqué dans de nombreux conflits armés au Rwanda et la République Démocratique du Congo au sein M23 qu’il a quitté en raison de lutte de pouvoir.

Il s’est rendu à l’ambassade américaine au Rwanda en 2013.

Il a également joué un rôle clé dans la planification et la conduite des opérations pour les rebelles de l’Union des patriotes congolais (UCP) et sa branche militaire, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC).

©Magazine24


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