Bolivie : l’armée invite le président à démissionner


La crise politique en Bolivie s’est aggravée dimanche lorsque le chef de l’armée a demandé au président Evo Morales à démissionner

Qu’elle issue à la crise En Bolivie ? Le président Evo Morales restera t’il en poste au terme de ce vent contestation ?

Deux interrogations aux réponses incertaines mais donnant lieu à toutes sortes de supputations.

La crise dans ce pays d’Amérique Latine a pris une autre tournure dimanche après l’appel lancé par le chef de l’armée invitant le président bolivar dont la réélection est contestée depuis des semaines dans les rues, à quitter ses fonctions.

L’appel du général Williams Kaliman est intervenu après que Morales, sous la pression grandissante, a annoncé plus tôt dans la journée la tenue d’une nouvelle élection présidentielle.

“Après avoir analysé la situation de conflit interne, nous demandons au président de démissionner, permettant ainsi de rétablir la paix et de maintenir la stabilité pour le bien de notre Bolivie”, a déclaré Kaliman à la télévision nationale.

Il a également appelé les Boliviens à renoncer à la violence.

Depuis sa réélection pour un quatrième mandat le mois dernier, Evo Morales est contesté par l’opposition et la communauté internationale qui dénoncent des cas de fraude.

La crise engendrée après 14 années de pouvoir du leader socialiste, a déjà fait trois morts et plus de 100 blessés notamment lors d’affrontements entre ses partisans et ses opposants.

M. Morales a accepté de nouvelles élections après qu’un rapport préliminaire de l’Organisation des États américains a révélé un «tas d’irrégularités observées» lors de l’élection du 20 octobre et déclaré qu’un nouveau vote devrait avoir lieu.

“Nous devons tous pacifier la Bolivie”, a déclaré M. Morales en annonçant son intention de remplacer le personnel de la Commission électorale et en exhortant les partis politiques du pays à contribuer à l’instauration de la paix.

Après les conclusions de l’OEA, le ministre des mines, celui des hydrocarbures, ainsi que le président du parlement et trois autres députés favorables au gouvernement ont annoncé leur démission.

Certains ont dit que des partisans de l’opposition avaient menacé leurs familles.

Dimanche également, le bureau du procureur général a annoncé qu’il enquêterait sur les président de la Cour suprême pour fraude présumée à la suite du rapport de l’OEA.

©Magazine24


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