Bolivie : « il n’y a pas de coup d’état » (Etats-Unis)

De hauts responsables du département d’État américain ont indiqué lundi que la démission dimanche du président Bolivien Evo Morales n’était pas un coup d’État, comme dénoncé par la Russie et certains gouvernements d’Amérique Latine.

Selon ces responsables « l’ordre constitutionnel » ne sera pas rompu une fois la nomination d’un président par intérim dont la mission sera de convoquer des élections dans un délai de 90 jours.

Le premier président socialiste, Evo Morales, a démissionné dimanche après des semaines de protestations à la suite de sa réélection contestée. Mais aussi, après la sortie du chef d’état major de l’armé invitant l’ex numéro un bolivien à démissionner pour préserver la paix et éviter une ingérence étrangère.

Pour l’instant difficile de savoir qui dirige la Bolivie, le Mexique, l’Uruguay, Cuba, le Venezuela et l’Argentine par la voix de son président, Alberto Fernández, estiment que Morales a été illégalement évincé du pouvoir.

Le sénateur américain Bernie Sanders, candidat démocrate à la présidentielle de 2020, s’est également dit préoccupé par ce qui s’apparente selon lui à « coup d’état ». L’Organisation des États américains a convoqué une réunion d’urgence mardi après-midi pour discuter de la situation en Bolivie.

Luis Almagro, secrétaire général de l’OEA, a appelé lundi les membres du Congrès à tenir une session dès que possible afin de désigner de nouvelles autorités alors que le vice-président et le président du Sénat, susceptibles de succéder à M. Morales ont tous démissionné.

Seul autre fonctionnaire inscrit par la Constitution comme successeur, le chef de la chambre basse, a également démissionné.

Saluant la démission d’Evo Morales, le président Donald Trump a fait savoir que ce départ préserve la démocratie et ouvre la voie au peuple bolivien pour qu’il puisse faire entendre sa voix.

©Magazine24

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