AIF 2019 : changer l’image de l’Afrique auprès des investisseurs

Photo. Illustration (Archives) M. Akinwumi A. Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD)

Construire la confiance pour attirer les investisseurs en Afrique est l’un des points recommandés par les participants à l’Africa Investment Forum ouvert depuis deux jours en Afrique du Sud.

Comment changer le regard des nouveaux investisseurs sur le continent africain ? La deuxième édition de l’Africa Investment Forum s’est ouvert lundi à Johannesburg, la capitale économique d’Afrique du Sud avec l’ambition de trouver les voix et moyens d’y parvenir.

D’où le thème ” Destination Afrique : s’appuyer sur les investisseurs institutionnels”, du panel qui a mobilisé des investisseurs africains, européens et américains autour du président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina.

“En Afrique, il n’y a pas que des risques, il y a aussi des opportunités, a soutenu le président Adesina. Nous devons être moins bureaucratiques, être agiles pour travailler avec le reste du monde. Nous avons besoin d’une collaboration organique. L’Afrique a besoin de vendre ses success stories. Il est important de développer ce type de communication.”

Roc Hersov, fondateur de la plate-forme” Invest Africa”, a estimé que  “pour mobiliser les investissements sur le continent africain, tout est question de confiance. Parmi nos investisseurs, beaucoup n’ont jamais mis les pieds en Afrique parce qu’ils se disent que tout se fait aux États-Unis sur les places boursières. Alors pourquoi venir en Afrique ?” Et de rajouter “C’est un problème à régler et voir les opportunités : parmi les 54 pays du continent, nous en avons 16 dans lesquels nous pouvons investir.”

Selon Richard Ingram, les investisseurs américains ont pris conscience de l’importance des marchés africains. Cependant, « il s’agit de lever certains obstacles dans leur perception et d’investir dans des projets où la demande est déjà présente. » Ce à quoi Lerry Knox a renchéri : « Il est nécessaire de mettre en place un cadre règlementaire. »

Construire la confiance pour attirer les capitaux en Afrique, a recommandé Uche Orji, plaidant pour  “la création de fonds de co-investissement. Il nous faut travailler en synergie. Les fonds souverains du Maroc, d’Angola, du Nigeria ont un rôle à jouer. Si les banques multilatérales de développement veulent investir, nous les aiderons.” Une idée appuyée par Mateza Linda : « Investissons en Afrique et à partir de l’Afrique. Le Kenya est l’exemple à suivre d’un travail en groupe et en synergie. »

« Les banques multilatérales vont travailler avec vous, les fonds souverains africains, pour investir au bon endroit », a répondu le président Adesina, à l’issue du panel.

Pour rappel, l’édition inaugurale de l’Africa Investment Forum (AIF) a été lancée l’an dernier par la Banque africaine de développement, en partenariat avec Africa50, la banque africaine d’import-export Afreximbank, la Banque de développement du commerce, la Banque de développement de l’Afrique du Sud, la Banque islamique de développement, la Société financière africaine et la Banque européenne d’investissement.

©Magazine24 avec APO Group


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