RDC : 15 civils tués par des militants islamistes présumés

Photo. Illustration. En juin, des centaines de milliers de personnes ont fui leurs maisons à la suite d'une série d'attaques

Au moins 15 personnes pour la plupart des civils ont été tués dans l’Est de la République démocratique du Congo lors de massacres attribués à des militants jihadistes.

Les faits se seraient déroulés vendredi soir ont rapportés samedi des responsables locaux.

C’est la dernière attaque menée par les insurgés présumés depuis le début de  l’offensive lancée le mois dernier par l’armée congolaise contre les groupes armés actifs dans ce pays d’Afrique Centrale.

Elle a visé le village de Mbau et ses alentours. La plupart des victimes ont été tuées à l’arme blanche, ont fait savoir les responsables locaux. Parmi les victimes figurent six membres d’une même famille.

Sept membres d’un groupe ethnique pygmée vivant dans la forêt voisine ont également été tués, toujours selon ces responsables. Leurs corps ont été retrouvés ligotés et tous égorgés.

Depuis le 30 octobre, l’armée de la République démocratique du Congo a lancé avec le soutien des Casques bleus une vaste opération pour neutraliser les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) retranchés des forêts denses situées près de la frontière ougandaise.

Selon des activistes, cette attaque aurait été menée par les militants en représailles aux opérations militaires contre les AD. “Ces incursions meurtrières ont déjà fait plus de 40 morts parmi les civils depuis la semaine dernière”, précisent les activistes.

“Les rebelles attaquent les civils afin de semer la confusion et la panique parmi la population”, a déclaré Donat Kibwana, l’administrateur régional de la ville voisine de Beni.

Aux dires des habitants de Mbau, il a fallu plusieus heures avant de voir arriver les soldats installés à proximité pour repousser les assaillants. Un fait habituel lors les attaques dans la région.

Les responsables de l’armée n’étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.

Selon des chercheurs et des groupes de défense des droits de l’homme, des soldats congolais et d’autres groupes rebelles ont également participé à des massacres depuis 2014 pour diverses raisons, pour le contrôle dans des zones échappent au pouvoir central mais sont sous la coupe des dizaines de milices qui y règnent et sèment la terreur.

Plusieurs des attaques précédentes des ADF, fondées en Ouganda en 1995, ont été revendiquées par le groupe État islamique.

En 2014, les opérations menées par les forces gouvernementales contre les ADF se sont soldées par la mort de centaines de civils.

©Magazine24 avec Reuters


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