Zimbabwe : des partisans de l’opposition violemment dispersés

La police zimbabwéenne a fait usage mercredi des gaz lacrymogènes pour disperser des partisans de l’opposition qui tentaient de se rassembler à Harare à l’appel de l’opposant Nelson Chamisa.

Les manifestants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la police anti-émeutes alors que des militants s’apprétaient à entendre un discours du chef de file de l’opposition, Nelson Chamisa sur la situation économique désastreuse du pays.

Des dizaines de personnes ont également été dispersées à coups de matraque au quartier général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), à Harare, quadrillé depuis la début de matinée.

Le climat politique et social s’est détérioré ces derniers mois à la suite des promesses non-tenues par le président Emmerson Mnangagwa, qui s’était engagé lors de son accenssion au pouvoir à relancer l’économie et à favoriser le débat politique contradictoire.

Mieux, la grève déclenchée dans le secteur de la santé a davantage exacerbé le climat social. Des dizaines de médecins se sont vus licenciés par les autorités pour avoir refusé de reprendre leurs activités alors qu’ils réclament de meilleures conditions de travail.

Le système de santé s’est en grande partie effondré depuis les sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Union Européenne à l’ancien et défunt président, Robert Mugabé ainsi qu’à plusieurs de ses proches pour violations entre autres des droits de l’homme.

Tenant malgré tout à s’exprimer, Nelson Chamisa a indiqué que  » le Président Emmerson Mnangagwa avait atteint de nouveaux sommets en terme de dictature ». « Notre pays brûle… Pourquoi battre des gens qui sont au siège de leur parti? Le MDC est-il maintenant un parti interdit ? » s’est-il interrogé.

Le président du MDC a réitéré ses appels au dialogue pour la mise en place dit-il d' »une autorité de transition  » chargée de mener des réformes démocratiques et organiser des élections crédibles ».

Selon lui, les problèmes économiques en cours au Zimbabwe équivalent à un  » génocide en douceur  » qui mérite d’être dénoncé.

©Magazine24 avec APNews

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