L’Irak sans Premier ministre

Photo. Illustration : Le Premier ministre Irakien, Adel Abdul Mahdi a annoncé sa démission

Le Premier ministre irakien Adel Abdul Mahdi a officiellement démissionné de ses fonctions en pleine manifestation contre le gouvernement.

Quel avenir pour l’Irak désormais sans Premier ministre après la démission d’Adel Abdul Mahdi emporté par les manifestations anti gouvernementales qui secouent depuis plusieurs semaines le pays.

Samedi, au moins trois manifestants anti-gouvernementaux ont été tués et au moins 58 autres blessés à Bagdad et dans le sud de l’Irak, ont annoncé des responsables de la sécurité et des services médicaux.

Les députés devaient voter ou accepter la lettre de démission d’Abdul-Mahdi lors d’une session parlementaire dimanche, ont déclaré deux membres du Parlement.

Le Premier ministre a annoncé vendredi qu’il présenterait sa démission au Parlement, au lendemain de la mort de plus de 40 manifestants à Bagdad et dans le sud de l’Irak.

Dans un discours, Abdul-Mahdi a affirmé que si le Parlement approuvait sa démission, le gouvernement deviendrait simplement un commission intérimaire, incapable d’adopter de nouvelles lois et de prendre des décisions clés.

Les lois en vigueur ne prévoient pas de procédures claires permettant aux membres du Parlement de reconnaître la démission d’Abdul-Mahdi, ont déclaré des responsables irakiens et des experts. Les règlements du Cabinet autorisent le Premier ministre à présenter sa démission au président, mais aucune loi spécifique ne dicte la démarche à suivre si cette tâche devait être confiée au Parlement.

La nomination d’Abdul-Mahdi au poste de Premier ministre est le produit d’une alliance provisoire entre les deux principaux blocs du parlement – Sairoon, dirigé par le clerc Moqtada al-Sadr, et le Fatah, qui comprend des dirigeants associés aux Unités de mobilisation populaire paramilitaires dirigées par Hadi al-Amiri.

Lors de l’élection de mai 2018, aucune des deux coalitions n’a remporté un grand nombre de sièges lui permettant de nommer le premier ministre seul. Pour éviter la crise politique, Sairoon et le Fatah ont formé une union précaire.

©Magazine24


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*