Burkina : Deuil national après une nouvelle incursion jihadiste

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a décrété un deuil de 48 heures après une nouvelle attaque jihadiste d’envergure mardi qui a fait 42 morts dans le nord du pays.

Cette attaque toujours pas revendiquée et qualifiée de pire depuis cinq ans, a fait au moins 42 morts parmi lesquels, trente-cinq civils, dont 31 femmes, et sept militaires (quatre soldats et trois gendarmes).

Cela c’est passé mardi à Arbinda, près de la frontière malienne. Elle a visé à la fois le détachement militaire et la population civile.

Selon l’état-major des armées burkinabè, la riposte a permis de neutraliser « 80 terroristes », de récupérer « une centaine de motos, de l’armement et des munitions en grande quantité » sur les jihadistes qui ont pris la fuite.

Une source sécuritaire précise que « L’attaque a été menée aux environs de six heures du matin par plus de 200 individus lourdement armés, à bord de pick-up et de motocyclettes » et « Les échanges de tirs ont durés près de trois heures ».

La commune rurale d’Arbinda, située à 90 km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum, et sa région ont été régulièrement frappées cette année par des attaques jihadistes, visant à la fois les civils que les forces de l’ordre.

Pour rappel, début avril, 62 personnes ont été tuées en trois jours lors d’attaques jihadistes suivies d’affrontements intercommunautaires dans la commune. Douze fidèles protestants et catholiques, dont un pasteur et un prêtre, ont péri fin avril et début mai lors des attaques de deux églises dans la région.

En juin, 19 habitants d’Arbinda avaient été tués lors d’un assaut mené en plein jour par plusieurs dizaines d’hommes armés.

©Magazine24 avec Lorientlejour

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