Niger : une nouvelle offensive contre les militants jihadistes

Dans un communiqué vendredi, les autorités Nigériennes annoncent une nouvelle offensive militaire contre les militants islamistes après que leur dernière attaque contre une base militaire lors de laquelle au moins 25 soldats ont péri.

L’attaque jeudi des insurgés près de la frontière malienne fait suite à celle qui a visé il y a près d’un mois une autre position de l’armée nigerienne.

L’attaque qui n’a toujours pas été revendiquée a eu lieu à Chinagodrar, à environ 210 km au nord de la capitale Niamey.

Les assaillants arrivés à motos et dans plusieurs véhicules ont visé le poste militaire de la région, a indiqué le gouvernement qui précise que soixante-trois assaillants ont été tués lors des échanges de coups de feu qui ont suivi.

En décembre dernier, au moins  71 soldats nigériens avaient péri lors dans une autre incursion jihadiste. Cette attaque est qualifiée de la plus meurtrière de ces dernières années en terme de pertes en vie humaines.

Elle a révélé également la détérioration des conditions de sécurité dans la région du Sahel en Afrique de l’ouest, où, malgré la présence de troupes françaises et américaines, les attaques au Niger ont quadruplé ces dernières années.

Celles-ci ont causé la mort de près de 400 personnes, selon les données de l’Armed Conflict Location & Event Data Project, une organisation de recherche à but non lucratif.

Concernant l’offensive annoncé, le ministre nigérien de la Défense Issoufou Katambe a signifié que  » La stratégie doit changer », précisant par ailleurs sans donné des détails particuliers que « Nous n’allons pas rester sur la défensive. Nous allons passer à l’offensive. »

Cependant, les offensives nigériennes souvent soutenues par des soldats de la force opérationnelle française de 4 500 hommes au Sahel, contre les militants jihadistes n’ont pas réussi à contenir la violence près de la frontière avec le Mali.

Mohamed Ibn Chambas, le représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, a déclaré cette semaine au Conseil de sécurité que les décès dus aux attaques des militants au Niger, au Mali et au Burkina sont passés d’environ 770 en 2016 à plus de 4000 en 2019.

Selon lui, « La région a connu une vague dévastatrice d’attaques terroristes contre des cibles civiles et militaires ».

Lancée en grande pompe en 2016 comme une réponse aux attaques islamistes, la force régionale du G5 Sahel, composée de soldats du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, a du mal à se coordonner contre les groupes armés liés à l’État islamique et à Al-Qaïda.

©Magazine24 avec Reuters

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