La Banque mondiale invitée à suspendre son aide à la Tanzanie

Photo. Illustration . Le Président Tanzanien, John Magufuli élu en 2015

Le député de l’opposition tanzanienne Zitto Kabwe et une coalition d’organisations locales de la société civile ont dans une lettre adressée à la Banque mondiale demandé à l’institution de suspendre un prêt en voie d’être accepté au gouvernement.

Les plaignants dénoncent une violation par le gouvernement Tanzanien de droits humains.

En 2018, la banque avait déjà refusé un prêt de 300 millions de dollars (178 487 833 867,80 Fcfa) aux autorités de Dodoma. Cette assistance destinée à améliorer l’enseignement secondaire, avait été annulée à la dernière minute après que le président John Magufuli a ordonné que les écolières enceintes soient renvoyées.

Les opposants veulent aussi que cette aide soit annulée pour dénoncer une loi récemment adoptée par le pays et qui puni d’un emprisonnement les personnes qui remettent en question les statistiques officielles.

La loi sur les statistiques a été modifiée en 2019. Mais l’opposition souhaite également que le gouvernement revienne sur sa décision d’exclure des établissements scolaires toute jeune fille enceinte.

En septembre 2019, la Banque mondiale a approuvé un prêt au bénéfice de la Tanzanie. Le versement de la première tranche est attendu dans quelques semaines.

“Je vous demande de suspendre les prêts à ce gouvernement jusqu’à ce que les freins et contrepoids de base soient rétablis en Tanzanie”, a déclaré M. Kabwe dans une lettre à la Banque mondiale.

Pour Zitto Kabwe, l’emprisonnement de journalistes, en particulier d’Erick Kabendera, et le harcèlement des membres de l’opposition sont la preuve que les autorités tanzaniennes ne respectent pas les droits de l’homme.

©Magazine24


1 Commentaire

  1. Il faudrait voter aussi une loi contre les traîtres à nation: ceux qui se disent patriotes mais qui ne cessent de diaboliser leur pays à l’étranger.

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