Éthiopie : Amnesty dénonce les « arrestations de masse »

L’Ong de défense des droits humains, Amnesty International dénonce l’arrestation d’au moins 75 partisans du Front de libération oromo (OLF) en Éthiopie.

D’après Amnesty, ces arrestations ont lieu dans un contexte de répression des dissidents politiques à mesure que la date des élections générales approche.

« Le retour des arrestations massives de militants et de partisans de l’opposition est un signal inquiétant en Éthiopie », fait remarquer l’Ong qui alerte que « Ces arrestations massives risquent de porter atteinte aux droits à la liberté d’expression et d’association avant les élections de 2020 », a déclaré Deprose Muchena, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique orientale et australe.

Toujours selon Amnesty, des arrestations ont eu lieu pendant le week-end dans la région d’Oromia, y compris dans les villes de Finchawa et Shambu.

Parmi les personnes détenues figurait l’éminent activiste Chaltu Takele. Il a été arrêté par la police au domicile de ses parents, a indiqué le groupe de défense des droits humains.

Le Conseil national électoral d’Éthiopie a proposé le 16 août comme date des élections – la première à se tenir depuis l’arrivée aux affaires en avril 2019 du Premier ministre, Abiy Ahmed.

Abiy Ahmed a été désigné la même année prix Nobel de la paix pour ses efforts visant à mettre fin aux tensions politiques avec l’Érythrée voisine. Il a également été félicité pour avoir interdit l’OLF et d’autres groupes politiques et libéré des milliers de détenus.

L’OLF est une force politique majeure à Oromia, qualifié de groupe terroriste par le gouvernement précédent.

©Magazine24

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