Sanctions onusiennes contre le rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine


Le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé lundi des sanctions au chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, fondateur et chef du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).

 

En février 2019, Abdoulaye Miskine a signé l’accord de paix conclu entre le gouvernement et les groupes armés.

Cet accord précise t-on avait été signé à Khartoum entre le président centrafricain Faustin-Archange Touadera et les chefs de 14 groupes armés.

Les sanctions onusiennes le visant font suite au dernier rapport d’experts de l’ONU surveillant les sanctions et l’embargo sur les armes imposé en 2013 à la République Centrafricaine.

Un diplomate a confié que malgré la signature de l’accord, Miskine “demeure une menace pour la paix, la stabilité et la sécurité de la RCA”, a déclaré un diplomate.

Car, Abdoulaye Miskine nommé conseiller au sein du gouvernement mis en place après cette signature mais n’a jamais pris ses fonctions, selon Bangui.

En novembre 2019, le gouvernement centrafricain a déclaré que Miskine avait été arrêté au Tchad voisin et a demandé son extradition.

Les sanctions de l’ONU à son encontre comprennent un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

La RCA dont le président, François Bozizé a été renversé en 2013 par une rébellion conduite par Michel Djotodia, a ensuite plongé dans la violence qui a opposé des mois durant les anti balaka aux ex Seleka.

La majeure partie du pays est aux mains de groupes armés qui prétendent représenter des communautés religieuses ou ethniques et se disputent souvent les riches ressources minérales du pays.

Pour rappel, Abdoulaye Miskine a créé le FDPC en 2004, lorsque le pays a plongé pour la première fois dans la guerre civile et s’est donné le grade de général.

Depuis lors, la RCA a été dévastée par les combats entre de nombreuses milices rebelles et les forces gouvernementales ainsi qu’entre les groupes armés eux-mêmes.

La violence a diminué en RCA depuis l’accord de Khartoum, mais les combats entre groupes rebelles se poursuivent et le bilan des civils continue d’augmenter.

Plus d’un quart des 4,7 millions d’habitants ont fui leur domicile.

 

©Magazine24


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