La BAD exclut l’entreprise Sinotec Company Limited pour pratiques frauduleuses

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, lundi 20 avril à Abidjan, l’exclusion, pour une période de 36 mois, de Sinotec Company Limited, une société enregistrée en Chine, pour son implication dans des pratiques frauduleuses.

 

La décision a été prise par le Conseil d’appel de la Banque à l’encontre de cette entreprise spécialisée dans les solutions énergétiques. Elle fait suite à une enquête

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, lundi 20 avril à Abidjan, l’exclusion, pour une période de 36 mois, de Sinotec Company Limited, une société enregistrée en Chine, pour son implication dans des pratiques frauduleuses.

 

Ces fausses déclarations ont été faites par Sinotec Company Limited notamment lors de sa participation à trois appels d’offres financés par la Banque dans le cadre du projet de centrale hydroélectrique de Rusumo au Rwanda, du projet d’accès à l’électricité en milieu rural en Ouganda et du projet de connectivité dit « Last Mile » au Kenya.

Pendant cette période d’exclusion, Sinotec Company Limited et ses filiales ne seront pas autorisées à prendre part à des appels d’offres financés par la Banque. En outre, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement pourraient également appliquer cette sanction en vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion.

À l’expiration de cette période d’exclusion, Sinotec Company Limited pourrait à nouveau être éligible à participer aux appels d’offres sur des projets financés par la Banque, sous réserve de la mise en œuvre d’un programme de respect de l’intégrité conforme aux directives de l’institution.

Le projet de centrale hydroélectrique de Rusumo a été financé par le Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, et visait à développer des infrastructures énergétiques durables pour accroître la production et l’accès à l’électricité grâce à la construction d’une centrale hydroélectrique, de lignes de transmission et de sous-stations.

Le projet d’accès à l’électricité en milieu rural en Ouganda a été financé par la Banque africaine de développement. Ce projet visait à soutenir les stratégies de développement à long et à court terme du gouvernement ougandais en améliorant l’accès à l’électricité à travers des réseaux de distribution de basse et moyenne tension et des connexions du dernier kilomètre.

Le projet de connectivité « Last Mile » au Kenya, également financé par la Banque, avait pour objectif d’assurer un accès accru à l’électricité grâce à la fourniture de matériel de distribution, la construction de lignes de distribution basse tension ainsi que des activités de renforcement des capacités.

 

©Magazine24 avec APO Group

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