Pétrole et gaz : des mesures pour assurer la durabilité face au Covid-19

©Photo d’illustration/ plateforme pétrolière

En vue d’atténuer les pertes d’emplois prévues et l’abandon de projets viables dans le secteur pétrolier et gazier africain en raison d’une récession mondiale à venir face au Covid-19, , la Chambre africaine de l’énergie (AEC) et l’IAGC ont proposé un certain nombre de mesures.

L’AEC et l’IAGC appellent les gouvernements africains à prendre des mesures rapides pour assurer la stabilité de l’industrie pétrolière et gazière africaine, en particulier dans le sous-secteur de la géophysique et de l’exploration (G&E), afin de maintenir un pipeline de projets qui maintiendront ou même augmenteront les niveaux de productivité. En fin de compte, les pays africains continuent de dépendre des revenus générés par le secteur, des emplois créés par le secteur, de l’énergie abordable du secteur et de la capacité de générer ses propres besoins énergétiques.

Ces demandes et mesures clés comprennent notamment la suppression des impôts sur les sociétés de services pendant six mois; la suppression des retenues à la source, notamment pour les sociétés non résidentes, pendant six mois; exhorter les banques à n’accorder aucun prêt d’intérêt ni garantie de prêt aux sociétés de services locales ayant des projets en cours avec les CPI; accorder des extensions à tous les projets d’exploration pour 24 mois; étendre les périodes non exclusives de confidentialité des données géophysiques à un minimum de 15 ans lorsqu’elles ne sont pas déjà en place.

Il s’agit aussi de la renonciation à une partie des engagements du projet de travaux pour les sociétés d’exploration; la mise en place et la mise en œuvre de discussions entre le gouvernement et le secteur privé sur la révision de certaines conditions fiscales de des CPPs qui rendent difficile pour les explorateurs de respecter leurs engagements dans l’environnement de marché actuel et de mobiliser des capitaux; réduction de moitié (50%) des frais dus à l’État comme les fonds de formation, la location de surfaces, les projets sociaux, etc. ; devenir des champions de l’industrie en encourageant diverses discussions de farm-in et farm-out sur les licences actuelles..

Et enfin, assurer le soutien de l’État aux projets intermédiaires afin que les DFI ne soient pas annulés; faire de la diversification de l’économie une priorité; examiner les mesures de contenu local qui ne fonctionnent pas et essayer d’encourager ou de mettre en œuvre une approche de contenu africain plus régionale; et envisager de réduire les dépenses ministérielles et de réduire les dépenses de voyage inutiles.

©Magazine24 avec APO Group


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