Pétrole : l’Opep étend les réductions de production

La 11e réunion ministérielle de l’Opep et non-Opep a aboutit sur une série de décisions pour aider à maintenir une stabilité des prix du pétrole sur le marché toujours fragilisé par la pandémie de Covid-19.

La rencontre organisée le samedi 6 juin par visioconférence a reconfirmé les dispositions de l’accord d’avril et prolongé les réductions de production de 9,7 millions de barils par jour jusqu’au 30 juillet 2020.

L’accord d’ajustement pour les 9,7 millions de barils par jour devait initialement expirer le 30 juin.Tous les pays participants ont souscrit au concept de compensation des pays qui n’ont pas pu se conformer pleinement à l’accord en mai et juin.

En conséquence, et en plus de leur ajustement de production déjà convenu pour mai et juin, les pays qui n’ont pas été en mesure de se conformer pendant ces deux mois ont exprimé leur volonté de le compenser en juillet, août et septembre.

La réaffirmation de l’engagement de l’Opep + vis-à-vis de l’accord historique conclu en avril dernier se conclut dont dans le contexte d’une hausse régulière des prix du pétrole.

La réouverture progressive des économies mondiales et la conformité accrue aux réductions de production ont permis aux prix du pétrole de rebondir et d’atteindre le seuil de 40 $ / baril. Cette hausse a été particulièrement bénéfique pour les mélanges nigérians et angolais.

Pour NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie. « Les sociétés énergétiques africaines et même les sociétés d’État sont confrontées à une bataille de liquidité à cause de la guerre des prix et du coronavirus. Ils n’ont pas le même soutient de leur État que leurs homologues occidentaux. Nous espérons que les réductions de production donneront un coup de pouce au marché, mais la conformité et la collaboration du G20 sont essentielles. ».

Au début du mois-ci, la Chambre africaine de l’énergie avait appelé à une prolongation de l’ajustement de la production de 9,7 millions de b / j et exhorté tous les pays producteurs à garantir leur conformité à l’accord.

Le rééquilibrage du marché est essentiel pour les pays africains producteurs de pétrole afin de préserver les emplois dans le secteur et donner au continent l’occasion de se stabiliser et de se redresser.

La Chambre reconnaît le rôle des acteurs africains de l’Opep comme le Nigéria, l’Algérie, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Congo, l’Angola et la Libye dans la réalisation de ce travail essentiel.

©Magazine24 avec APO Group

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