1,2 million de dollars pour les études de voie ferrée Éthiopie-Soudan

Photo. Illustration : Le président de la BAD, Akinwumi Adesina lors de la 5e session ordinaire de la CEDEAO

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD ) a approuvé, le 13 janvier dernier à Abidjan, un don de 1,2 million de dollars américains à l’Éthiopie pour financer l’étude de faisabilité d’une voie ferrée à écartement normal (SGR) reliant le pays au Soudan voisin.

Ce don du Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque représente 35% du coût total de l’étude estimé à 3,4 millions de dollars.

Le reste du financement sera assuré par le Mécanisme de préparation de projets d’infrastructures du NEPAD (IPPF-NEPAD) sous la forme d’un don de 2 millions de dollars et par un apport de 100.000 dollars de chacun des deux États.

Le projet concerne la préparation d’une étude de faisabilité complète portant sur le projet de SGR entre l’Éthiopie et le Soudan. L’étude évaluera la viabilité technique, économique et financière, l’impact environnemental et social ainsi que des modalités de financement de substitution, y compris le partenariat public-privé (PPP).

L’étude, qui sera menée sur deux ans, va déterminer les conditions de la viabilité technique, financière, économique, sociale et environnementale, d’une liaison ferroviaire entre l’Éthiopie et le Soudan.

Le chemin de fer reliera Addis-Abeba, en Éthiopie, à Khartoum, au Soudan, avec prolongement vers Port-Soudan sur la Mer rouge. Le tracé retenu d’un commun accord par les deux gouvernements part d’Addis-Abeba pour s’achever à Port-Soudan, pour une distance totale d’environ 1 522 kilomètres.

Selon le document présenté aux administrateurs du Fonds africain de développement, l’absence d’une dorsale régionale reliant l’Éthiopie, le Soudan et d’autres pays de la Corne de l’Afrique freine le commerce, le développement et l’intégration régionale. La circulation des biens et des personnes entre le Soudan et l’Éthiopie nécessite souvent le recours à plusieurs modes de transport, ce qui accroît les coûts et allonge les temps de parcours.

Les conclusions de l’étude de viabilité du projet seront attendues car sa mise en œuvre aura un impact sur de larges franges de la population éthiopienne (110 millions d’habitants) et du Soudan (43 millions d’habitants) et même au-delà, puisque cette liaison sera connectée au réseau de transport de la Corne de l’Afrique.

©Magazine24


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