Sénégal : Gros plan sur  » le Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture « 

©Photo d’illustration/le Président Sénégalais, Macky Sall vérifiant le résultat du programme

Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’agriculture est un levier à davantage développer pour arriver à nourrir l’Afrique dans les 50 prochaines années.

C’est fort de cette vision que dès son arrivée aux affaires en 2012, le président Macky Sall a décidé de mettre en place  » le Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture », qui a permis au Sénégal d’éviter une crise alimentaire », selon Cheikh Mbacké SENE.

©Photo d’illustration/Cheikh Mbacké SENE, Expert en Intelligence économique

Notre expert fait remarquer que depuis 2012, le pays est dans sa mue agricole grâce au dit Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture au Sénégal (PROCAS).

L’Agriculture, qui contribue à 14 % du PIB et occupe 50 % environ de la population active, est un passage obligé dans le « New deal » sénégalais en référence au plan de relance du Président Roosevelt pour la relance de l’économie américaine au lendemain de la crise de 1929, soutient M. SENE.

D’après l’expert, cette crise a donné raison au Président Macky Sall sur la nécessité d’avoir une agriculture forte et autosuffisante. Depuis 2012, le Président Macky Sall s’est engagé à développer la production alimentaire afin d’emmener le pays vers l’autosuffisance. C’est ce qui vaut aujourd’hui, au Sénégal entre autres, la « résilience alimentaire ».

Le salut de la résilience et d’une croissance durable passe inéluctablement par une agriculture dynamique et prédisposée à l’autosuffisance alimentaire.

« Le Président a injecté dans la campagne actuelle 60 milliards de Francs CFA et a contacté un accord avec la Banque mondiale portant sur un crédit de 150 millions de dollars pour le renforcement de la productivité agricole et la construction de systèmes alimentaires résilients.Ces initiatives viennent rejoindre le volet Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture au Sénégal (PRACAS) du Plan Sénégal Emergent (PSE) », argumente Cheikh Mbacké SENE.

©Photo d’illustration d’une rizière au Sénégal

En avril 2018, le président Sénégalais avait procédé à la distribution de 1000 unités d’équipes agricoles d’une valeur de 32 milliards de Francs CFA. Ce matériel composé de tracteurs, de moissonneuses-batteuses, d’engins de génie civil, de motopompes, etc. est acquis dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et l’Inde pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz.

Ces investissements ont ainsi permis note l’expert de passer d’une agriculture de rente et vivrière à une agriculture industrialisée en augmentant les surfaces cultivables, les périmètres irrigués, les modes opérationnels, et en réglant les problématiques d’eau, matérielles et logistiques.

Le PRACAS prône une autosuffisance en riz par la riziculture irriguée et pluviale, la production arachidière dans le cadre d’une approche chaîne de valeur et le développement du maraîchage et de l’horticulture, un segment dédié principalement à l’export.

©Photo d’illustration

Ainsi, en passant de 527 000 tonnes d’arachides en 2011 à 1400 000 tonnes en 2017, la production a été multipliée par 2,65 en 6 ans. Le Président Macky Sall a également mis sur pied un Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), pour faire passer la quantité de riz produite dans cette région nord de 455.000 tonnes actuellement à 875.000 tonnes en 2020.

Le Sénégal est aujourd’hui à 455 mille tonnes de riz qui sont produites au niveau de l’ensemble de la vallée du Sénégal. Et d’ici 2020, si les mesures ou bien les stratégies sont mises en œuvre, cela permettra d’atteindre 875 mille tonnes de riz. Une kyrielle de mesures d’accompagnement et incitatives pour soutenir la production et la transformation est de mise.

A commencer par le partenariat noué avec la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) pour accompagner la politique agricole, par une ligne de crédit de 10 milliards de francs CFA autour de cette institution destinés aux financements des producteurs.

Sur ce registre d’autres points à souligner comme l’écosystème développé autour de la vallée, avec des unités ayant une capacité de transformation de 339 tonnes/h. Si l’ensemble de ces unités fonctionnait pendant toute l’année, c’est près d’un million de tonnes qui pourrait être transformé. Entre 2014 et 2018, il y a plus de 24 unités de transformations qui se sont déjà installées.

Toujours dans le registre agricole, le Sénégal a produit environ 400 000 tonnes d’oignons en 2017, contre 190 000 tonnes en 2011, soit une hausse de 110% en 6 ans. Tous ces projets perturbés par la pandémie vont être relancés dans les meilleures conditions et délais pour permettre, encore une fois, de reprendre du poils de la bête.

Les pas accomplis à travers le Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture au Sénégal du PSE ont permis de réduire les risques, une meilleure préparation de la « soudure » (développement de capacités adaptatives) et une meilleure réactivité humanitaire. Ils sont également permis d’anticiper les éventuelles perturbations dans le ravitaillement du marché.

©Magazine24 Source : Cheikh Mbacké SENE, Expert en Intelligence économique

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