Le PAFTRAC invite l’OMC à entendre la voix de l’Afrique

Containers are seen at a port terminal in Bizerte, Tunisia, March 27, 2018. Picture taken March 27, 2018. REUTERS/Zoubeir Souissi - RC11E27FE320

À la suite de la  réunion organisée jeudi par le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC) sous l’égide de l’Afreximbank, un communiqué appelant à un large éventail de réformes a été adressé aux états membres de l’OMC et aux huit candidats présélectionnés au poste de directeur général de l’OMC.

Ignorer la voix de l’Afrique et des économies émergentes aura des conséquences dramatiques pour l’OMC  à un moment où le multilatéralisme s’estompe ont  indiqué les participants à cette réunion.

Pour le président d’Afreximbank, «l’Afrique joue un rôle important mais largement sous-estimé dans l’économie mondiale. La part mondiale du commerce de l’Afrique était tombée de 4,4% en 1970 à 2,5% aujourd’hui, tandis que la part de l’Asie était passée de 7,7% à 20% au cours de la même période.»

Les participants à ces assises sont unanimes. Selon eux, les questions de développement doivent être au centre du programme de réformes de l’OMC.

Les pays africains exigent un traitement spécial et différencié qui leur permette  plus de flexibilités et des marges de manœuvre suffisantes pour soutenir leurs industries locales et faire progresser ainsi le développement du continent.

L’Accord de libre-échange continental africain (ZLECAf) entrera en vigueur en 2021, L’intégration africaine dans le cadre de la ZLECAf et l’établissement d’un marché commun africain ne doivent pas être compromis par des négociations multilatérales.

Un secteur privé  compétitif puissant peut aider par une croissance rapide de l’économie  et du commerce à offrir des emplois aux 17 millions de jeunes Africains qui entrent sur le marché du travail chaque année.

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