Libye : le mandat de l’UNSMIL prolongé

Photo d’illustration/le Conseil de sécurité a prolongé d’un an le mandat de l'UNSMIL

Le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé d’un an le mandat de sa mission en Libye et a souligné l’urgence de nommer rapidement un nouveau médiateur après des mois de blocage.

Dans une résolution adoptée par 13 voix pour et 2 abstentions, le Conseil de sécurité a approuvé le prolongement du mandat de la mission spéciale des Nations unies en Libye (UNSMIL) jusqu’en septembre 2021 afin de contribuer à une solution au conflit dans le pays.

Les quinze pays ont décidé de modifier la structure à la tête de l’UNSMIL, qui aura désormais un représentant spécial qui se concentrera sur les efforts de médiation et un coordinateur qui sera chargé de diriger la gestion quotidienne de la mission.

Cette répartition des tâches avait été exigée par les États-Unis, qui, ces derniers mois, ont bloqué la nomination d’un nouvel envoyé spécial, selon des sources diplomatiques.

Le Conseil de sécurité a également autorisé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, de nommer un nouvel envoyé spécial « sans délai ».

Selon les médias libyens, il s’agit de l’actuel envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen-Orient, le Bulgare Nickolay Mladenov. Interrogé à ce sujet mardi, le porte-parole de l’organisation Stéphane Dujarric n’a pas voulu confirmer ou infirmer ces rapports et a souligné qu’il n’y aura une annonce que lorsque le processus de nomination sera terminé.

L’UNSMIL était dirigée de façon intérimaire par l’Américaine Stéphanie Williams depuis que son précédent chef, Ghassan Salamé, qui a démissionné en mars dernier pour des raisons de santé.

Pendant plus de deux ans, il a servi comme médiateur entre les parties au conflit libyen qui a éclaté en 2015 et s’est intensifiée en avril 2019, avec une implication croissante des puissances étrangères en soutien aux différentes parties.

Le conflit oppose le gouvernement d’union nationale, reconnu par l’ONU et soutenu par la Turquie, aux milices dirigées par le maréchal Jalifa Hafter, qui contrôle une grande partie du territoire national et bénéficie du soutien, entre autres, de la Russie, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et des Émirats arabes unis.

Le 21 août dernier, les parties ont annoncé un cessez-le-feu après 15 mois de combats intenses et se sont engagées à travailler avec la communauté internationale pour trouver une solution négociée, y compris la convocation d’élections.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *