Libye : échange de prisonniers en vue entre autorités rivales

Libya's Prime Minister Fayez al-Sarraj of the U.N.-backed government, left, and General Khalifa Hifter of the Egyptian-backed commander of Libya's self-styled national army shake hands listen to France's President Emmanuel Macron after a declaration at the Chateau of the La Celle-Saint-Cloud, west of Paris, France, Tuesday, July 25, 2017. President Emmanuel Macron is hosting a meeting of the two main rival leaders of chaotic Libya, trying to play peacemaker in a country where the stakes are high for both Europe and Africa. (AP Photo/Michel Euler)

Les autorités rivales libyennes ont conclu mercredi un accord préliminaire sur l’échange de prisonniers dans le cadre des pourparlers initiés par l’Egypte. Serait-ce le début d’un réel retour à la normalité en Libye ?

La signature mercredi à Hurghada sur la mer Rouge, en Égypte d’un accord préliminaire pour un échange de prisonniers entre autorités rivales libyennes est le signe d’une nouvelle ère qui s’ouvre dans ce pays d’Afrique du Nord secoué par une crise politicosécuritaite profonde depuis la mort en 2011 de son ancien dirigeant, Muammar Khadafi.

Cet accord intervient dans un contexte de pression internationale et des bailleurs de fonds étrangers sur les deux camps rivaux  pour éviter une escalade.

La mission de soutien de l’ONU en Libye a déclaré dans un communiqué que les deux jours de pourparlers, menés dans un « esprit de responsabilité, de transparence et de confiance mutuelle », avaient abouti à des progrès sur plusieurs des questions persistantes entre les deux parties.

Selon l’Onu, les deux parties sont convenues de prendre des mesures pour assurer la libération de tous les prisonniers courant le mois prochain. Les deux parties se sont engagées à accélérer l’ouverture des liaisons de transit sur leurs territoires respectifs.

Les conclusions des négociations seront intégrés dans les pourparlers militaires négociés par l’ONU qui devraient avoir lieu dans une semaine, a déclaré la mission de l’ONU.

Les deux parties ont également convenu que la protection des installations pétrolières et gazières du pays, qui sont en grande partie sous le contrôle des forces soutenant le commandant de l’Armée nationale libyenne Khalifa Haftar dans la région orientale du pays, devrait être une priorité dans les pourparlers à venir, afin que la production et l’exportation reprennent pleinement.

Les pourparlers militaires et de sécurité en Égypte ont eu lieu après que les deux parties, sous forte pression internationale, se sont mises d’accord plus tôt ce mois-ci sur un accord préliminaire qui vise à conduire le pays vers des élections dans les 18 mois et à démilitariser Syrte.

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