Israël et le Soudan acceptent de normaliser leurs relations

Israël et le Soudan sont convenus vendredi sous l’égide des États-Unis de prendre des mesures pour normaliser leurs relations dans le cadre d’un accord négocié avec l’aide américaine.

Cet accord fait de Khartoum le troisième gouvernement arabe à avoir accepté ces deux derniers mois de faire la paix avec Israël.

Il intervient plusieurs jours après l’appel téléphonique du président américain Donald Trump, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et au Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok et le chef du Conseil de transition Abdel Fattah al-Burhan, ont déclaré de hauts responsables américains.

Cet accord intervient aussi après l’annonce cette semaine du président Trump de retirer le Soudan de la liste américaine des États qui soutiennent le terrorisme.

Mais en contrepartie de ce retrait, les autorités soudanaises devront verser 335 millions de dollars en guise de compensation aux victimes des attaques menées en 1998 par des membres d’al-Qaïda contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.

Ce traité marque une réalisation de politique étrangère importante pour le président républicain candidat à sa propre succession pour la présidentielle de novembre prochain et mal placé dans les sondages d’opinion favorables à son rival démocrate Joe Biden.

«Les dirigeants ont accepté de normaliser les relations entre le Soudan et Israël et de mettre fin à l’état de belligérance entre leurs nations», selon un communiqué conjoint publié par les trois pays.

Israël et le Soudan prévoient de commencer par ouvrir des relations économiques et commerciales, avec un accent initial sur l’agriculture, selon le communiqué conjoint. Un haut responsable américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré que des questions telles que l’établissement formel de relations diplomatiques seraient résolues plus tard.

Peu avant l’annonce de l’accord israélo-soudanais, Trump a notifié au Congrès «son intention d’annuler formellement la désignation du Soudan en tant que pays soutenant le terrorisme».

Pour la Maison Blanche, cette décision est un «tournant décisif» pour Khartoum, qui cherche à sortir de décennies d’isolement.

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