Transport en commun au Gabon : le patron du Sylteg se dédouane de la hausse des prix

Photo d’illustration/Carrefour Rio dans le 3e arrondissement de Libreville, la capitale gabonaise

Connu jusqu’à présent pour son soutien sans réserve aux conducteurs de taxi membres de son syndicat, le président du Sylteg, Jean Robert Menié a cette fois fustigé leur décision de relever unilatéralement le tarif des trajets.

Tout est partie d’une vidéo postée sur les réseaux mercredi et dans laquelle, des usagers postés à l’ex gare routière de Libreville, la capitale fustigeaient la décision des chauffeurs de taxi se rendant au PK12 d’exiger 1000 Fcfa (1 euros 50).

Pour les conducteurs, il s’agit de compenser la limitation du nombre du passagers autorisé par les autorités dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus qui a officiellement fait 9048 cas confirmés et 57 décès.

Saisi, le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTEG), Jean Robert Menié, s’est désolidarisé des transporteurs.

Et pour cause, « Ce n’est pas nous qui augmentons les prix, c’est l’État qui fixe les prix. C’est ça la règle, parce que nous sommes dans un état de droit », a déclaré M. Menié, à Gabonactu.com à Libreville.

Depuis 8 mois, les tarifs de transport ont augmenté dans la capital gabonaise, où vit plus de la moitié de la population estimée à 1,8 millions d’habitants.

Donc, le taxi embarque 3 usagers au lieu de 4 tandis que le taxi-bus ne peut prendre que 9 personnes au lieu de 18 comme par le passé. En plus de cette restriction, les chauffeurs de taxi dénoncent aussi les contrôles qu’ils jugent intempestifs des éléments de forces de sécurité (policiers et gendarmes).

Lors de ces contrôles, ils (taximen) disent payer un billet de 500,1000 ou 2000 FCFA, même si toutes les pièces afférentes à la conduite sont valides.

C’est pourquoi soutiennent plusieurs parmi eux, se sont vus dans l’obligation de tripler les coûts de transport. A ce jour, le plus petit trajet qui coûtait jadis 200 F est passé à 500 FCFA voire plus, creusant davantage d’écart entre les ménages.

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