Crise au Tigré : le Kenya et l’Ouganda font pression

Alors que les craintes de voir le conflit au Tigré et qui oppose depuis des semaines les troupes fédérales à celles loyales aux autorités tigréennes notamment au TPLF, le président Kenyan, Uhuru Kenyatta a appelé à une « résolution pacifique » en Ethiopie

S’alignant dans la logique des appels à une résolution pacifique du conflit dans la région du Tigré, le président kényan Uhuru Kenyatta a dans une déclaration après avoir rencontré le ministre éthiopien des Affaires étrangères Demeke Mekonnen à Nairobi, la capitale du Kenya, invité les parties au dialogue.

Avant M. Kenyatta, c’était le président ougandais Yoweri Museveni qui après avoir rencontré M. Demeke plus tôt lundi, avait fait part de ses préoccupations quant à la tournure des événements dans le Tigré au regard des déplacements massifs de populations et des rapports faisant de la mort de plusieurs civils.

©Photo d’illustration/le Président Ougandais, Yoweri Museveni dévisant avec le ministre éthiopien des Affaires étrangères Demeke Mekonnen

Au ministre éthiopien, le président Kenyatta « a mis en garde contre un conflit à part entière dans le pays en disant que le Kenya et l’Éthiopie ont longtemps été des États qui ont œuvré pour la paix et la stabilité régionales », indique un communiqué du bureau du président.

Le numéro un kenyan a également exhorté le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) à « mettre fin au conflit », affirmant que la crise risque de détruire les gains réalisés par les Éthiopiens dans le développement de leur pays.

Mais jusqu’à présent, le gouvernement éthiopien exclu toute possibilité de dialogue avec le TPLF qu’Addis Abeba considère comme une « bande » visant à saper l’ordre constitutionnel éthiopien.

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