Burkina : les enfants grandes victimes des effets collatéraux de la Covid-19 (Unicef)

Dans un nouveau rapport, l’UNICEF alerte sur les conséquences graves de la pandémie de Covid-19 qui touchent de plus en plus d’enfants.

Le rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, « Éviter une génération perdue à cause de la COVID » est le premier du genre de l’UNICEF qui dresse un bilan complet des conséquences désastreuses et de plus en plus importantes sur les enfants.

Le rapport montre que, même si les enfants infectés ne souffrent que de symptômes légers, les répercussions à long terme sur l’éducation, la nutrition et le bien-être peuvent modifier le cours de la vie de toute une génération d’enfants.

« Depuis le début de la pandémie de COVID-19, l’idée selon laquelle les enfants ne sont quasiment pas touchés par la maladie s’est répandue. Rien n’est moins vrai », affirme Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF. « Les enfants peuvent tomber malades et transmettre le virus, mais cela ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. La perturbation des services essentiels et le bond du taux de pauvreté sont les principales menaces qui pèsent sur les enfants. Plus la crise se prolonge, plus les conséquences sur l’éducation, la santé, la nutrition et le bien-être des enfants seront graves. C’est l’avenir de toute une génération qui est menacé. », a fait remarquer la directrice générale de l’Unicef.

Dans son rapport, l’Unicef démontre que la perturbation des services de santé, de protection de l’enfance et d’autres services sociaux essentiels tels que la nutrition, l’eau et de l’assainissement et l’éducation, due à la pandémie constitue la menace la plus grave pour les enfants.

Au Burkina Faso, par exemple, la fermeture des écoles par le Gouvernement pour limiter la propagation du coronavirus a temporairement perturbé l’éducation de 5 millions d’enfants.

« À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, nous demandons aux gouvernements, à nos partenaires et au secteur privé d’écouter les enfants et d’accorder la priorité à leurs besoins », ajoute Henrietta Fore. « À l’heure où nous réinventons l’avenir et où nous nous préparons à un monde post-pandémie, les enfants doivent passer au premier plan. »

Pour marquer cette Journée au Burkina Faso, l’UNICEF a collaboré avec le collectif Arts, Clowns, Marionettes et Musique de nos rues (ACMUR) dans le cadre de la 11ème édition du Festival Rendez-vous chez nous. Sous le thème Réinventer un monde digne des enfants dans le contexte de la COVID-19, des spectacles de sensibilisation sur la COVID-19, le mariage des enfants et le droit des enfants, ont été organisés dans les villes de Kaya et de Dori. De plus, les élèves de plusieurs écoles ont été appelé à participer à une serie d’activites artistiques, éducatives et ludiques. Des fresques créées par les élèves ont été ont présentées devant les partenaires lors de la célébration de Journée mondiale de l’enfance aujourh’hui, au cours laquelle 50 éleves de 5 écoles de la ville de Kaya ont recu des prix. 

En outre, pour encourager l’expression des jeunes, le Ministère en charge de la jeunesse du Burkina Faso et l’UNICEF se sont appuyés sur la plateforme d’échanges ‘U-Report’ pour organiser des discussions en direct par SMS (Livechat) qui ont permis à plus de 1 300 jeunes des 13 regions du Burkina Faso de poser des questions sur le droit à l’éducation.

Pour construire un avenir meilleur pour les enfants au Burkina Faso, l’UNICEF appelle les enfants et les jeunes à s’exprimer et à s’engager pour leurs droits. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance en appelle aux gouvernements et à leurs partenaires à :

1.    Veiller à ce que tous les enfants suivent un enseignement, y compris en réduisant la fracture numérique.

2.    Garantir à chaque enfant l’accès aux services de nutrition et de santé ainsi qu’à des vaccins abordables.

3.    Soutenir et protéger la santé mentale des enfants et des jeunes, et mettre un terme aux abus, à la violence liée au genre et à la négligence visant les enfants.

4.    Améliorer l’accès à l’eau potable sûre, à l’assainissement et à l’hygiène et lutter contre la dégradation de l’environnement et les changements climatiques.

5.    Mettre fin à l’augmentation de la pauvreté touchant les enfants et garantir un relèvement qui n’exclut personne.

6.    Redoubler d’efforts pour protéger et aider les enfants et les familles confrontés à un conflit, ou en situation de déplacement.

Avec l’Unicef

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