Tigré : le Premier ministre éthiopien refuse toute «  ingérence  » étrangère

Members of Ethiopian National Defense Force (ENDF) prepare to head to mission, in Sanja, Amhara region near a border with Tigray, Ethiopia November 9, 2020. REUTERS/Tiksa Negeri

Le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que le pays gérerait seul le conflit dans la région du Tigré où les troupes fédérales combattent celles fidèles au TPLF.

Le Premier ministre éthiopien rejette  le consensus international croissant pour le dialogue  et l’arrêt des combats dans la région du Tigré comme étant «importuns», affirmant que son pays gérera le conflit seul alors qu’un ultimatum de remise de 72 heures s’achève mercredi.

« Nous exhortons respectueusement la communauté internationale à s’abstenir de tout acte d’ingérence indésirable et illicite », indique un communiqué du bureau du Premier ministre Abiy Ahmed.

Ce mercredi, les forces gouvernementales encerclaient la capitale du Tigré, Mekele, avec des chars.

Les communications entre le Tigré et le reste du pays restent interrompues  avec la région qui compte environ 6 millions de personnes.

Mardi, des diplomates ont indiqué que l’ONU, lors d’une réunion à huis clos, a dit soutenir la médiation engagée par l’Union africaine (UA) qui compte envoyer trois émissaires de haut niveau en Éthiopie. Mais l’Éthiopie a déclaré que les envoyés ne pouvaient pas rencontrer les dirigeants du TPLF.

Toujours mardi, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a confié que « le conflit au Tigré déstabilise déjà sérieusement la région». Il s’est exprimé après sa rencontre avec le ministre éthiopien des Affaires étrangères.

Dans un tweet, le conseiller à la sécurité nationale du président élu américain Joe Biden , Jake Sullivan a, de son côté fait savoir que « Les deux parties devraient immédiatement entamer un dialogue facilité par l’UA ».

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