Le Mali dissout officiellement la junte militaire

Le Mali a officiellement dissout sa junte militaire, selon un décret gouvernemental publié mardi, plus de cinq mois après que le renversement par l’armée de l’ex président Ibrahim Boubacar Keita.

La dissolution de la junte qui a brièvement gouverné le pays après le coup d’Etat du 18 août 2020 et restée en place jusqu’à la remise du pouvoir à un gouvernement civil intérimaire, était réclamé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Dans le décret du gouvernement de Bamako daté du 18 janvier en cours et signé par le président de transition Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, on peut lire « Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est dissous ».

De jeunes officiers de l’armée ont lancé le coup d’Etat après des semaines de protestations anti-Keita, alimentées en partie par les frustrations liées à la perception de la corruption du gouvernement, et l’incapacité du président à mettre fin à un conflit jihadiste qui fait rage depuis 2012.

Sous la menace de sanctions internationales, les officiers ont remis le pouvoir entre septembre et octobre à un gouvernement intérimaire, qui doit gouverner pendant 18 mois avant d’organiser des élections.

Mais certains ont émis des doutes quant à la capacité du gouvernement à respecter son calendrier si peu de temps après le coup d’État, et en plein conflit.

Les militaires maliens ont également maintenu une forte emprise sur le gouvernement intérimaire. Le colonel Assimi Goita, leader du coup d’État, est le vice-président par intérim.

Les 15 membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a servi de médiateur dans les conflits politiques au Mali, ont exhorté le gouvernement intérimaire à démanteler la junte le 12 janvier.

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