Corridor Libreville-Brazzaville : le Gabon sollicite un appui financier de la BAD

Photo d’illustration/Carrefour Rio dans le 3e arrondissement de Libreville, la capitale gabonaise

Pour viabiliser le corridor Libreville-Brazzaville, les autorités Gabonaises souhaitent solliciter un coup de pouce financier auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD).

La viabilisation de cet axe qui s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui au secteur des infrastructures au Gabon (Pasig), pour lequel le gouvernement gabonais a entériné deux projets de lois visant à emprunter un montant total de 90,27 milliards de FCFA auprès de la Banque africaine de développement (BAD), principal bailleur dudit programme.

Le premier projet de loi adopté en conseil de ministres jeudi autorise l’Etat gabonais à contracter un emprunt de 92 778 000 €, soit 60,85 milliards de FCFA auprès de la BAD. Le second projet loi également validé en conseil de gouvernement autorise l’Etat à contracter un emprunt de 44 839 000 €, soit 29,41 milliards de FCFA auprès du Fonds Spécial Africa Growing Together Fund (AGTF).

« Ces deux emprunts sont destinés au financement partiel du Programme d’Appui au Secteur des Infrastructures au Gabon, phase 1. L’objectif global du projet est de contribuer au désenclavement de la Province de la Ngounié ainsi qu’à la réduction des temps et coûts de transport sur le corridor Libreville-Brazzaville [276 Km] par les localités de Ndéndé-Doussala », indique le communiqué final du conseil des ministres.

Selon lenouveaugabon.com, ces fonds permettront de couvrir les charges liées à : la composante travaux routiers et de voiries, dont la construction et le bitumage d’un tronçon à Libreville et de la section Ndéndé-Doussala (49 km) intégrant la construction du pont frontalier ; la composante aménagement connexes, dont la réhabilitation des pistes rurales, gare routière et stations de pesage ; la composante études et appui institutionnel au secteur transport, dont les structures de contrôle frontalier, de gestion de poste et de sécurité routière ; la composante Gestion et coordination du Projet permettant le fonctionnement et l’audit d’exécution de l’ensemble des ouvrages ; la composante Expropriation et Indemnisation au bénéfice des riverains des zones impactées par le projet.

Le tronçon routier Ndendé – Doussala doit à terme être connecté à Dolisie, côté Congo. Selon la BAD, cela formera le Corridor Libreville – Brazzaville – Pointe Noire qui vise à doter la région d’un système de transport (tous modes confondus) dont les infrastructures et les services favorisent la libre circulation des personnes et des biens conformément au Plan Directeur consensuel des Transports en Afrique centrale, adopté par les chefs des États et des gouvernements de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac), précisent nos confrères.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *